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Judo et ju-jutsu : même racine, deux pratiques différentes

Le judo est sorti du ju-jutsu il y a un peu plus de cent quarante ans. Ce qu'il a gardé, ce qu'il a volontairement laissé de côté, et ce que cela change pour un élève — enfant ou adulte — autour de Charleroi.

Projection travaillée à deux sur le tatami, geste commun au judo et au ju-jutsu traditionnel

Le judo n'est pas l'ancêtre du ju-jutsu : c'est son descendant. Jigoro Kano l'a construit en 1882 à partir des écoles de ju-jutsu qu'il avait étudiées, en gardant les projections et le travail au sol, et en écartant ce qui rendait la pratique impossible à faire librement entre partenaires.

Comprendre ce tri, c'est comprendre à peu près tout ce qui sépare aujourd'hui un cours de judo d'un cours de ju-jutsu traditionnel.

D'où vient le judo ?

Kano était un universitaire, pas un guerrier. Il a étudié plusieurs ryu — les écoles traditionnelles de ju-jutsu — à une époque où celles-ci se transmettaient encore comme des méthodes de combat, et il leur a trouvé deux défauts à ses yeux : elles étaient dangereuses à pratiquer en opposition réelle, et elles n'avaient pas de projet éducatif explicite.

Sa réponse a été de retirer du programme les techniques qui empêchaient l'exercice libre, puis de reformuler ce qui restait autour de deux principes qu'il a énoncés lui-même :

  • Seiryoku-Zenyo — le meilleur emploi de l'énergie ;
  • Jita-Kyoei — l'entraide et la prospérité mutuelles.

Ces deux principes sont souvent cités comme la base du judo. Ils sont aussi, et c'est moins connu, revendiqués par les écoles de ju-jutsu traditionnel restées en dehors du mouvement sportif, dont la méthode que nous enseignons à Marcinelle.

Qu'est-ce que le judo a laissé de côté ?

Le tri de Kano, puis un siècle de codification sportive, ont progressivement sorti du judo pratiqué en club une partie du répertoire d'origine.

Restent au cœur de la pratique : les projections, les immobilisations, les étranglements et les clés de coude. Ont été écartés ou réservés aux formes codifiées : les clés sur les autres articulations — poignet, épaule, doigts —, les frappes (atemi), et plusieurs saisies devenues interdites en compétition, comme les prises de jambes directes.

Ce n'est pas un appauvrissement, c'est un choix de cohérence : un judoka peut s'entraîner à pleine intensité contre un partenaire qui résiste, ce qui est précisément impossible avec une clé de poignet. Le judo a échangé de la largeur technique contre la possibilité du randori, l'exercice libre. Le ju-jutsu traditionnel a fait l'échange inverse : il garde le programme complet, mais travaille de façon codifiée, avec un partenaire qui coopère.

Sur le tatami, qu'est-ce qui change vraiment ?

Pour l'élève, la différence se sent sur trois points concrets.

Le rythme de la séance. En judo, une part importante du temps va au randori et à la préparation physique qui le rend tenable. En ju-jutsu traditionnel, elle va à la répétition technique des deux côtés, debout et au sol, et au travail de l'état d'esprit.

La présence de la compétition. C'est la vraie ligne de partage, bien plus que la technique. Le judo est un sport olympique : sélections, catégories de poids, pesées, podiums. Beaucoup de clubs la proposent sans l'imposer, mais la saison reste organisée autour d'elle. Le ju-jutsu traditionnel, dans sa forme non compétitive, n'a ni tournoi, ni classement, ni sélection — l'élève ne se compare qu'à l'élève qu'il était le trimestre précédent.

Les grades. Le judo délivre des Dan homologués par une fédération, transposables d'un club à l'autre et d'un pays à l'autre. Les écoles traditionnelles délivrent souvent leurs propres certificats, qui n'ont pas cette équivalence. Chez nous, l'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel délivre des Certificats d'Aptitude, pas des Dan fédéraux : si votre objectif est une ceinture noire reconnue ailleurs, il faut le savoir avant de commencer.

Judo ou ju-jutsu : lequel choisir ?

La question n'a pas de bonne réponse générale, seulement une bonne réponse pour une personne donnée.

Le judo convient mieux à celui qui a besoin d'un objectif extérieur pour se motiver, qui veut mesurer ses progrès contre d'autres pratiquants, qui souhaite un grade officiel, ou dont l'enfant s'épanouit quand il y a quelque chose à gagner.

Le ju-jutsu traditionnel convient mieux à celui qui cherche un répertoire large plutôt qu'une spécialité, à celui que la pression du classement paralyse plus qu'elle ne stimule, et à celui qui envisage une pratique de fond sur dix ou trente ans sans jamais avoir à perdre trois kilos avant samedi.

Et pour un enfant, le critère décisif est rarement technique. Dans un club orienté compétition, l'enfant qui gagne trouve un moteur formidable ; les autres — mathématiquement plus nombreux — reçoivent chaque mois la confirmation qu'ils sont dans la moitié basse du tableau. Une bonne partie des abandons entre 9 et 12 ans vient de là. Dans un club sans classement, il n'y a pas de dernier.

Judo à Marcinelle et Mont-sur-Marchienne : ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas

Autant le dire franchement, parce que c'est ce que cherche la moitié des gens qui arrivent sur cette page : nous n'enseignons pas le judo. Si c'est un club de judo affilié à une fédération que vous cherchez, pour les compétitions et les Dan, ce n'est pas ici.

Ce que nous enseignons, au 4 Rue de l'Asie à 6001 Marcinelle, c'est le ju-jutsu traditionnel sous la forme de la méthode Wa-Jutsu : la famille technique dont le judo est issu, dans sa version complète et sans compétition. Le dojo accueille les enfants dès 5 ans et les adultes. Mont-sur-Marchienne, Couillet et le centre de Charleroi sont à quelques minutes.

Beaucoup de familles qui nous trouvent cherchaient « judo » au départ. Certaines repartent vers un club de judo, et c'est très bien. Les autres restent parce que c'est l'absence de tournoi qui les intéressait, sans qu'elles aient su le formuler.

Combien coûte l'année ?

Un enfant de moins de 13 ans revient à 10 € par mois, plus une licence annuelle de 60 € qui couvre le droit d'entrée, l'assurance en responsabilité civile et la carte de l'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel. Le kimono est un achat unique et tient deux à trois saisons. Pour le tarif adulte, demandez-le au club.

Le premier mois est un mois d'essai gratuit : votre enfant ou vous-même venez, essayez, et décidez ensuite.

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Questions fréquentes

Le judo vient-il du ju-jutsu ?

Oui. Jigoro Kano a formalisé le judo en 1882 à partir des écoles traditionnelles de ju-jutsu qu'il avait étudiées, en conservant les projections et le travail au sol et en écartant les techniques incompatibles avec l'exercice libre entre partenaires.

Peut-on faire du judo à Marcinelle ?

Le Club CCAJT Wa-Jutsu de Marcinelle enseigne le ju-jutsu traditionnel, pas le judo : nous n'avons ni compétition, ni grades fédéraux. Pour du judo de club avec tournois et Dan homologués, il faut vous adresser à un club affilié à une fédération de judo.

Quel est le plus adapté à un enfant de 5 ans ?

Les deux disciplines commencent par la même chose à cet âge : apprendre à chuter sans se raidir, se latéraliser, saisir, se déplacer en équilibre, tenir un rituel de cours. La différence se joue surtout sur la place de la compétition dans les années suivantes, et sur le tempérament de l'enfant.

Faut-il choisir entre les deux définitivement ?

Non. Les bases sont largement communes, et un élève qui change de discipline ne repart pas de zéro : les chutes, le sens du déséquilibre et l'habitude du contact restent acquis.

Cours d'essai gratuit

Le plus simple reste de venir voir

Un cours d'essai gratuit répond mieux qu'un article : le jeudi soir, à Marcinelle, en tenue de sport.

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Après l'essai, si vous continuez : 10 €/mois pour les enfants et les jeunes, 20 € pour les adultes, 30 € pour un couple. Licence annuelle 60 €, assurance comprise. Le premier mois complet reste offert.

Le jeudi : 19h00 pour les enfants et ados, 20h30 pour les adultes. Une difficulté pour réserver ? Appelez le 0473 83 80 75 ou passez par le formulaire de contact.