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Cours de self-défense : ce qu'on apprend vraiment

La première compétence enseignée n'est pas un geste : c'est de reconnaître la situation et de ne pas y entrer. Ce que couvre un cours, dans l'ordre.

Exercice de dégagement de saisie sur le tatami, vue en plan large

La première chose qu'un cours de self-défense sérieux enseigne n'est pas un geste : c'est de reconnaître la situation qui va mal tourner et de ne pas y entrer. Vient ensuite savoir se dégager, puis chuter sans se blesser, et seulement en dernier savoir répondre. Voici ce que couvre réellement un cours, dans cet ordre — et ce qu'aucun cours ne peut vous promettre.

Dojo à Marcinelle, premier mois d'essai offert. Adultes le jeudi de 20 h 30 à 23 h, enfants et ados de 19 h à 20 h 30, dès 5 ans. Horaires et tarifs · Nous contacter

1. Éviter

Cela paraît décevant quand on vient chercher des techniques. C'est pourtant la compétence qui sert le plus souvent, et de loin.

Lire une situation, remarquer ce qui s'installe avant que cela se déclenche, choisir de changer de trottoir, de ne pas répondre, de sortir d'un groupe. Dans une cour de récréation comme dans une rue, l'essentiel des incidents se règle là — avant.

C'est aussi le point sur lequel les parents sont souvent rassurés : travailler l'évitement, ce n'est pas apprendre à un enfant à chercher la confrontation. C'est exactement l'inverse.

2. Esquiver et se dégager

Deuxième temps : sortir d'une saisie. Un poignet tenu, un col attrapé, un bras bloqué, quelqu'un qui pousse.

Le ju-jutsu utilise le déséquilibre plutôt que la force, ce qui a une conséquence pratique importante : les dégagements fonctionnent aussi quand l'autre est plus grand et plus lourd. C'est la raison pour laquelle ces techniques sont enseignables à un enfant de huit ans comme à un adulte qui reprend une activité à cinquante.

3. Chuter

C'est la partie dont personne ne parle dans les brochures, et c'est peut-être celle qui servira le plus dans une vie entière.

Tomber sans se raidir, répartir le choc, se relever immédiatement. On l'apprend très tôt chez nous, et pour elle-même — pas comme un accessoire d'autre chose. Un enfant qui sait chuter sur un trottoir verglacé, dans un escalier ou en vélo a gagné quelque chose qui n'a rien de martial.

4. Répondre — dans un cadre

Le quatrième temps existe, et nous ne prétendons pas le contraire : le ju-jutsu enseigne aussi à répondre. Mais il l'enseigne dans le cadre de la légitime défense, c'est-à-dire avec deux conditions qui font partie du cours au même titre que les gestes :

  • immédiatement — la réponse accompagne l'agression, elle ne la suit pas plus tard ;
  • proportionnellement — on répond à la mesure de ce qui arrive, pas au-delà.

Ces deux mots ne sont pas de la morale ajoutée : ce sont les conditions qui séparent une défense d'une agression, et un pratiquant qui ne les a pas apprises n'a appris que la moitié du geste.

Ce qu'aucun cours ne peut promettre

Nous ne vous dirons pas qu'un cours de self-défense met quelqu'un à l'abri. Aucune discipline ne le fait, et une école qui le garantit vous vend une tranquillité qu'elle ne possède pas.

Ce que nous disons est plus modeste et plus vrai : vous saurez quoi faire, et dans quel ordre. Pour beaucoup de gens — et pour beaucoup d'enfants — c'est précisément ce qui manquait.

Pour un enfant, pour un adulte

Pour un enfant, l'intérêt tient surtout aux étapes 1 et 3 : éviter, et chuter. Le reste vient avec les années. Dès 5 ans, le cours est autant un travail de motricité que de technique : se latéraliser, saisir, se déplacer, écouter une consigne, respecter le partenaire d'en face.

Pour un adulte, le point d'entrée est souvent l'étape 2 : se dégager. Aucune condition physique préalable n'est demandée, et les débutants sont dans le même cours. Voir débuter un art martial après 30, 40 ou 50 ans.

Sans compétition — et pourquoi cela change le cours

Le club ne pratique pas la compétition. Ce n'est pas un manque : c'est du temps libéré.

Le temps qu'un club compétitif consacre à préparer des tournois va ici à l'état d'esprit et à la maîtrise de soi — ce que la tradition appelle le Shin. Pour de la self-défense, ce n'est pas un supplément d'âme : savoir ne pas s'énerver fait partie de la compétence. Le détail est ici : pourquoi pratiquer un art martial sans compétition.

Questions fréquentes

Faut-il être en forme pour commencer ?

Non. On commence par apprendre à tomber et à se déplacer, ce qui se travaille à n'importe quelle condition physique. Le premier mois d'essai sert aussi à cela : voir ce que le corps supporte.

Combien de temps avant d'être capable de se dégager ?

Les premiers dégagements simples s'acquièrent vite ; les réflexes, non — ils demandent de la répétition sur des mois. C'est pour cela que nous ne vendons pas de stage de week-end : un geste appris en deux heures ne revient pas sous la pression.

Y a-t-il des cours de self-défense pour femmes ?

Le cours adulte est mixte, et plusieurs pratiquantes y viennent précisément pour cette raison. Si vous préférez en parler avant de venir, écrivez-nous : nous répondons concrètement.

Que faut-il apporter au premier cours ?

Une tenue de sport souple et de quoi boire. Pas besoin de kimono pour essayer. Le déroulement complet est décrit dans votre premier cours, ce qui vous attend vraiment.

Combien cela coûte-t-il ?

10 € par mois pour les enfants de moins de 13 ans et les jeunes de 13 à 18 ans, 20 € pour un adulte, 30 € pour un couple, plus une licence annuelle de 60 € couvrant le droit d'entrée, l'assurance RC et la carte AEJT. Le premier mois d'essai est gratuit.

Est-ce du MMA ?

Non. Le club pratique le ju-jutsu traditionnel, sans compétition : il n'y a ni classement, ni podium, ni rencontre à préparer.

En pratique

Dojo au 4 rue de l'Asie, 6001 Marcinelle. Enfants et ados le jeudi de 19 h à 20 h 30, adultes de 20 h 30 à 23 h, dimanche de 9 h à 12 h pour les grades avancés. Dès 5 ans, sans limite d'âge supérieure.

Le club est affilié à l'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel (AEJT), du Soké fondateur J.J. Quero. Premier mois d'essai offert : venez voir un cours avant de décider.

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Cours d'essai gratuit

Le plus simple reste de venir voir

Un cours d'essai gratuit répond mieux qu'un article : le jeudi soir, à Marcinelle, en tenue de sport.

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Après l'essai, si vous continuez : 10 €/mois pour les enfants et les jeunes, 20 € pour les adultes, 30 € pour un couple. Licence annuelle 60 €, assurance comprise. Le premier mois complet reste offert.

Le jeudi : 19h00 pour les enfants et ados, 20h30 pour les adultes. Une difficulté pour réserver ? Appelez le 0473 83 80 75 ou passez par le formulaire de contact.