Culture martiale6 min de lecture

Qui est Maître J.J. Quero, fondateur du Wa-Jutsu ?

Compétiteur, diplômé d'État, entraîneur en Belgique, puis maître au retour du Japon — avant de tourner le dos à la compétition. Le parcours qui explique la méthode.

Emblème de l'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel

On comprend mal le Wa-Jutsu sans connaître le parcours de celui qui l'a formalisé. Notamment parce que la décision la plus marquante de Maître Quero — écarter la compétition — vient d'un homme qui l'avait pratiquée à haut niveau, et non de quelqu'un qui l'aurait rejetée sans la connaître.

Le compétiteur, puis le diplômé d'État

Jacques-Jean Quero commence le judo et le ju-jitsu en 1961. Jusqu'en 1971, il concourt — et il est récompensé. C'est un point qui compte : dix ans de compétition à l'actif de quelqu'un qui construira ensuite une méthode qui s'en passe.

En 1969, il obtient le Diplôme d'État français n° 1783. Il est enregistré auprès du ministère français des Sports sous le numéro ED000281 comme professeur de judo, de ju-jitsu et des méthodes de combat associées. Il sert ensuite cinq ans comme officier chargé des sports de combat pour la Défense nationale.

Le passage par la Belgique

En 1970, il devient entraîneur provincial pour la fédération belge de judo, et forme plusieurs champions de niveau national et international.

Ce détail n'en est pas un pour nous : c'est de là que vient l'implantation belge de l'école. Quand l'Académie est fondée en 1975, elle regroupe environ mille pratiquants venus de ses clubs français **et belges**. Le Wa-Jutsu n'est pas arrivé en Belgique par exportation tardive — la Belgique était là dès l'origine.

Le Japon, et le titre de Shihan

Il revient du Japon en 1975 avec le titre de Shihan — maître — en ju-jitsu traditionnel, certifié selon l'école par le président de l'Institut Mondial pour le Hakko-Ryu Ju-Jutsu, Maître Ryuho Okuyama, fondateur de ce style.

La même année, il fonde l'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel.

La rencontre de 1980

Le 21 mars 1980, il rencontre Jean-Lucien Jazarin, figure du judo français connue pour sa défense intransigeante du Budo traditionnel contre sa sportivisation. L'école présente cette rencontre comme déterminante dans sa décision de préserver le bu-do traditionnel.

« Si ce n'est pas cela, ce n'est pas du Budo, mais n'importe quoi d'autre. »

Jean-Lucien Jazarin, cité par l'AEJT

Le 25 décembre 1982 : le Wa-Jutsu

C'est la date que l'école retient pour la présentation de la synthèse de ses connaissances, sous le nom de Wa-Jutsu. La méthode s'appuie sur ses études dans les écoles traditionnelles japonaises de ju-jutsu, d'aiki-jutsu et sur certaines spécialités armées.

Le nom porte le programme. Wa signifie l'accord, l'harmonie, la paix. La progression se lit en trois temps : Ju, le maximum d'efficacité de l'esprit et du corps ; Ai, l'harmonie et la coordination ; Wa, l'accord — la finalité. Autrement dit, la technique n'est pas le but, elle est le moyen.

Deux choix découlent de là, et ils sont inhabituels. D'abord l'absence totale de compétition. Ensuite le refus de délivrer des grades Dan : Maître Quero estime que le terme a perdu en Occident son sens d'origine pour ne plus désigner que l'efficacité au combat. L'école décerne à la place des Certificats d'Aptitude, sanctionnant la valeur morale, technique et pratique de l'élève.

L'école aujourd'hui

Le Dojo Central se trouve au 1 bis, chemin du Puech-Long, à Saint-Jean-de-Védas (34430), dans l'Hérault. Il accueille des enseignants français et étrangers — Belgique, Suisse, Espagne, Italie, Allemagne. Depuis 1993, l'Académie est constituée en société, immatriculée au registre du commerce de Montpellier.

La méthode compte aujourd'hui plusieurs milliers de pratiquants, en France et au-delà.

Pourquoi si peu d'informations en ligne ?

Beaucoup de gens cherchent « Jacques Jean Quero Wikipédia ». Autant le dire : il n'existe pas d'article Wikipédia à son sujet. L'essentiel des informations disponibles vient du site de l'Académie elle-même, ce qui invite à la prudence habituelle envers toute source qui parle d'elle-même — y compris cette page, écrite par un club affilié.

Les éléments les plus vérifiables sont les éléments administratifs : un diplôme d'État numéroté, un enregistrement ministériel, une immatriculation au registre du commerce. Ce sont ceux que nous avons repris en priorité.

Et à Marcinelle ?

Le Wa-Jutsu Club l'Asie enseigne la méthode à Marcinelle, près de Charleroi, depuis 1990. C'est une ASBL affiliée à l'Académie : nous n'inventons pas le programme, nous le transmettons, et nos passages de stades relèvent de l'école.

Questions fréquentes

Qui est Jacques-Jean Quero ?

Le fondateur de la méthode Wa-Jutsu et de l'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel. Diplômé d'État français en 1969, entraîneur provincial de la fédération belge de judo à partir de 1970, il revient du Japon en 1975 avec le titre de Shihan en ju-jitsu traditionnel.

Quand le Wa-Jutsu a-t-il été créé ?

Le 25 décembre 1982, date à laquelle Maître Quero présente la synthèse de ses connaissances sous ce nom. La méthode s'appuie sur ses études dans les écoles traditionnelles japonaises de ju-jutsu et d'aiki-jutsu.

Existe-t-il une page Wikipédia sur Maître Quero ?

Non. L'essentiel des informations disponibles provient du site de l'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel, l'école qu'il dirige. Les éléments les plus vérifiables sont administratifs : Diplôme d'État n° 1783 obtenu en 1969 et enregistrement au ministère français des Sports sous le numéro ED000281.

Qu'est-ce que l'AEJT ?

L'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel, fondée en 1975 par Maître J.J. Quero. Son Dojo Central se situe à Saint-Jean-de-Védas, dans l'Hérault. Le Wa-Jutsu Club l'Asie de Marcinelle en est un club affilié.

Pourquoi l'AEJT ne délivre-t-elle pas de ceintures noires ?

Maître Quero considère que le terme « Dan » a perdu en Occident son sens d'origine pour ne plus désigner que l'efficacité au combat. L'école délivre à la place des Certificats d'Aptitude qui sanctionnent la valeur morale, technique et pratique de l'élève, et qui lui sont propres.