Comprendre la discipline5 min de lecture

Aiki ju-jutsu : de quoi parle-t-on exactement ?

Aiki ju-jutsu, aïkijutsu, ju-jutsu traditionnel : trois noms pour une même famille d'arts martiaux japonais, dont le principe commun est d'utiliser le déséquilibre plutôt que la force. Voici ce qui les relie, et ce qui s'enseigne à Marcinelle.

Deux pratiquants en kimono travaillant un déséquilibre sur le tatami du dojo de Marcinelle, vus en plan large

« Aiki ju-jutsu », « aïkijutsu », « ju-jutsu traditionnel » : ces noms désignent une même famille d'arts martiaux japonais, et leur principe commun tient en une phrase — on utilise le déséquilibre de l'autre plutôt que sa propre force. C'est précisément ce qui permet à une personne plus petite et plus légère de contrôler quelqu'un de plus massif, et c'est aussi ce qui rend ces pratiques accessibles à un enfant de 5 ans comme à un adulte qui n'a jamais rien pratiqué.

Le premier mois est offert. Venez voir un cours un jeudi soir, au 4 rue de l'Asie à Marcinelle. Horaires et tarifs · Nous contacter

Que veut dire « aiki » ?

Décomposons, parce que c'est là que tout se joue.

Ju signifie la souplesse, le fait de céder. Jutsu désigne la technique, l'art pratique. Ju-jutsu se traduit donc approximativement par « l'art de la souplesse » — non pas la souplesse du corps, mais celle du principe : ne pas opposer de force à une force.

Aiki ajoute une nuance : l'idée d'harmoniser, de s'accorder au mouvement de l'autre au lieu de le bloquer. Quand quelqu'un pousse, on ne pousse pas en retour — on accompagne, on fait tourner, et le déséquilibre fait le reste.

Dans la pratique, la frontière entre les appellations est surtout historique. Les écoles anciennes de ju-jutsu travaillaient déjà sur ce principe ; le mot « aiki » a servi plus tard à insister dessus, notamment dans les courants qui ont donné naissance à l'aïkido.

Ce que ça change sur le tatami

Trois conséquences très concrètes, et elles expliquent pourquoi ces arts se pratiquent à tout âge.

On ne gagne pas en étant plus fort. Le travail porte sur le placement, le moment et la direction. Un pratiquant léger qui place correctement son déséquilibre contrôle un partenaire plus lourd — et inversement, la force sans placement ne produit rien.

On apprend à chuter avant d'apprendre à projeter. Les chutes constituent le premier apprentissage, et elles sont la compétence la plus utile hors du dojo. Un enfant qui sait chuter se blesse moins à vélo ou dans une cour de récréation.

Le partenaire n'est pas un adversaire. Les techniques se travaillent à deux, en alternant les rôles. Celui qui subit la technique apprend autant que celui qui l'exécute — et change de partenaire toutes les quelques minutes.

Ce qui s'enseigne à Marcinelle

Soyons précis, parce que les familles d'arts martiaux se confondent vite.

Le club enseigne le Wa-Jutsu, une méthode de ju-jutsu traditionnel japonais, et il est affilié à l'Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel (AEJT), fondée par le Soké J.J. Quero. Le portrait du fondateur est dans qui est Maître J.J. Quero.

Deux choses que le club n'enseigne pas, et qu'il vaut mieux lire ici :

Et une particularité : il n'y a pas de compétition. Pas de rencontre à préparer, pas de classement. Le temps que d'autres clubs consacrent au calendrier va ici au travail de l'état d'esprit et de la maîtrise de soi. C'est un choix, expliqué dans pourquoi pratiquer un art martial sans compétition.

Et la self-défense, dans tout ça ?

Elle est enseignée, dans un ordre précis : éviter la situation, esquiver et se dégager, chuter sans se blesser, puis répondre dans le cadre de la légitime défense — immédiatement et proportionnellement.

Ce qui ne se promet pas : une garantie de sécurité. Aucun art martial ne garantit qu'on ne sera jamais en difficulté. Ce qui s'acquiert, ce sont des réflexes et un ordre de priorités. Le détail est dans cours de self-défense : ce qu'on apprend vraiment.

En pratique

Les cours ont lieu au 4 rue de l'Asie, 6001 Marcinelle :

  • jeudi 19 h – 20 h 30 : enfants et adolescents ;
  • jeudi 20 h 30 – 23 h : adultes ;
  • dimanche 9 h – 12 h : grades avancés.

L'entrée se fait dès 5 ans, sans limite d'âge supérieure. Les cotisations sont de 10 € par mois pour les moins de 18 ans, 20 € pour les adultes et 30 € pour un couple, plus une licence annuelle de 60 € couvrant le droit d'entrée, l'assurance en responsabilité civile et la carte de l'AEJT. Le premier mois d'essai est gratuit.

Questions fréquentes

Faut-il être souple pour commencer ? Non. La souplesse dont parle le mot « ju » est celle du principe, pas celle des articulations.

Y a-t-il des ceintures et des passages de grade ? Oui, la progression est structurée par grades, dont certains sont travaillés au cours du dimanche matin.

Est-ce qu'on travaille avec des armes ? Le cours porte sur le ju-jutsu traditionnel. Si c'est une pratique d'armes que vous cherchez spécifiquement, posez la question avant de vous déplacer : mieux vaut une réponse claire qu'une inscription mal orientée.

Mon enfant est timide, est-ce que ça peut aller ? C'est l'un des profils les plus fréquents sur le tatami. Sans compétition, il n'y a personne à battre et rien à perdre devant les autres.

Comment savoir si ça lui plaît ? En venant. Le premier mois est offert, et vous pouvez vous asseoir au bord du tatami pour regarder.

Venir voir

Jeudi 19 h, dojo du 4 rue de l'Asie à Marcinelle. Nous contacter ou voir les horaires et tarifs.

Cours d'essai gratuit

Le plus simple reste de venir voir

Un cours d'essai gratuit répond mieux qu'un article : le jeudi soir, à Marcinelle, en tenue de sport.

Chargement du calendrier…

Après l'essai, si vous continuez : 10 €/mois pour les enfants et les jeunes, 20 € pour les adultes, 30 € pour un couple. Licence annuelle 60 €, assurance comprise. Le premier mois complet reste offert.

Le jeudi : 19h00 pour les enfants et ados, 20h30 pour les adultes. Une difficulté pour réserver ? Appelez le 0473 83 80 75 ou passez par le formulaire de contact.